Les échos

  « Le langage avec lequel joue si bien Durif gagne ici à être « mis en bouche » par les comédiens qui en font de beaux éclats de rire. Trois personnages , mi-lunaires, mi-prosaïques, insolents et perplexes, aux regards sans cesse renouvelés, évoluent sur le plateau, entrant, sortant, tournant, cherchant, jonglant avec l’absurde, qu’ils rendent cohérent, et avec le texte qu’ils donnent véritablement à découvrir.
  Martine Dupé, dans la mise en scène, crée là une sorte de ballet dans lequel les pointes seraient les mots qui semblent virevolter, se répondre, lancés à travers des figures savamment réglées.
  Les expressions ordinaires, de tous les jours s’agencent ou se télescopent pour prendre une dimension insolite et merveilleuse. Ainsi, le « ça va ? » si banal devient prétexte à des situations originales et inédites où chacun pourtant reconnaît un bout de son quotidien.
   L’échange est partout, dans tous les sens, et le spectacle se reçoit comme un ensemble plein de vie, rebondissant constamment, joyeux et enthousiasmant ! » Danielle Crézonnet

 

 
  "Un spectacle qui frustre légèrement le spectateur qui le trouve un peu court mais qui consent à comprendre qu'il ne sera jamais trop long.
  On est doucement bercé par les mots et le jeu, on rit, on sourit, on se prend à décrocher pour rester suspendu aux mimiques, aux courses, aux doux délires verbaux dont on ne cherche ni la tête ni la queue. On rêve, quoi! Qu'ai-je vu? Je n'en sais rien. Dans quel état en suis-je sorti? Un peu plus lunaire que lorsque je suis entré dans la salle. Il n'y a rien à résumer, un instant hors du temps.
  Enfin du théâtre qui modifie votre perception et qui vous amuse, qui est suffisamment léger pour qu'il y ait quelque profondeur. Du théâtre qui ne soit pas qu'un spectacle, voilà ce qu'on y voit, et franchement de la fraîcheur en plein Sahara, c'est revigorant." — O. C.- 14/03/14

"Superbe ce spectacle, surprenant. Une sensation de douceur, de sensible, je n'ai jamais dit ça pour un spectacle, mais une sorte de petite friandise ( mais pas trop sucrée, juste ce qu'il faut) , et en même temps une sensation de "vertige" mental, oui c'est ça, comme on peut être quand on se pose , et que notre esprit vagabonde de tout à rien , de la philosophie de la vie , à ses chaussures mal cirées, les colères…" — Michèle Bd - 14/03/14